(Après l'arrêt de mort prononcé le 12 juillet 1839).
"Les rayons et les ombres (1840)" Le 12 juillet 1839, à minuit.
#ÉcrivainsFrançais
Les femmes sont sur la terre Pour tout idéaliser ; L’univers est un mystère Que commente leur baiser. C’est l’amour qui, pour ceinture,
Un jour, Dieu sur sa table Jouait avec le diable Du genre humain haï. Chacun tenait sa carte L’un jouait Bonaparte,
II. J’ai vu les coeurs peu rebelles, Les grands guerriers tourtereaux, Ce qu’on appelait les belles, Ce qu’on nommait les héros.
Quand le vieux monde dut périr, so… Quand l’empire romain d’horreur fu… Chaque vice vint faire au monstre… Luxure, Gourmandise, Avarice, Pa… Colère, Envie, Orgueil, vinrent ;…
Ô drapeau de Wagram ! ô pays de V… Puissance, liberté, vieil honneur… Principes, droits, pensée, ils fon… De toute cette gloire un vaste aba… Toute leur confiance est dans leur…
Ô poète ! pourquoi tes stances fav… Marchent-elles toujours cueillant… Toujours des liserons et toujours… Et vont-elles s’asseoir au fond de… Laissant sur leurs pieds nus, lavé…
L’amour, panique De la raison, Se communique Par le frisson. Laissez-moi dire,
Quand une lueur pâle à l’orient se… Quand la porte du jour, vague et p… Commence à s’entr’ouvrir et blanch… Comme l’espoir blanchit le seuil d… Se réveiller, c’est bien, et trava…
Elle est gaie et pensive ; elle no… À tout ce qui reluit malgré de som… Aux bois pleins de rayons, aux nui… L’esprit en la voyant s’en va je n… Elle a tout ce qui peut rendre un…
Viens, ô toi que j’adore, Ton pas est plus joyeux Que le vent des cieux ; Viens, les yeux de l’aurore Sont divins, mais tes yeux
Cent mille hommes, criblés d’obus… Cent mille hommes, couchés sur un… Tombés pour leur pays par leur mor… Comme on tombe à Fleurus, comme o… Cent mille ardents soldats, héros…
Quand la terre engloutit les cités… Que le vent sème au loin un poison… Quand l’ouragan mugit, quand des m… C’est le réveil du Dieu vengeur. Et si, lassant enfin les clémences…
Lorsqu’un vaisseau vaincu dérive e… Que ses voiles carrées Pendent le long des mâts, par les… Largement déchirées ; Qu’on n’y voit que des morts tombé…
Puits de l’Inde ! tombeaux ! monu… Vous dont l’intérieur n’offre aux… Qu’un amas tournoyant de marches e… Froids cachots, corridors où rayon… Poutres où l’araignée a tendu ses…
Tout ce temps-là m’importune. Des fadeurs, ou des venins. La grandeur de leur fortune Rapetisse encor ces nains. On a le faux sur la nuque ;