Au poète impeccable Au parfait magicien ès lettres française… A mon très-cher et très-vénéré Maître et ami Théophile Gautier
La sottise, l’erreur, le péché, la lésin… Occupent nos esprits et travaillent nos… Et nous alimentons nos aimables remords, Comme les mendiants nourrissent leur ver… Nos péchés sont têtus, nos repentirs son…
Lorsque, par un décret des puissances su… Le Poète apparaît en ce monde ennuyé, Sa mère épouvantée et pleine de blasphèm… Crispe ses poings vers Dieu, qui la pre… —« Ah ! que n’ai-je mis bas tout un noeu…
Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équ… Prennent des albatros, vastes oiseaux de… Qui suivent, indolents compagnons de voy… Le navire glissant sur les gouffres amer… À peine les ont-ils déposés sur les plan…
Au-dessus des étangs, au-dessus des vall… Des montagnes, des bois, des nuages, des… Par delà le soleil, par delà les éthers, Par delà les confins des sphères étoilée… Mon esprit, tu te meus avec agilité,
La Nature est un temple où de vivants p… Laissent parfois sortir de confuses paro… L’homme y passe à travers des forêts de… Qui l’observent avec des regards familie… Comme de longs échos qui de loin se conf…
J’aime le souvenir de ces époques nues, Dont Phoebus se plaisait à dorer les st… Alors l’homme et la femme en leur agilit… Jouissaient sans mensonge et sans anxiét… Et, le ciel amoureux leur caressant l’éc…
Rubens, fleuve d’oubli, jardin de la par… Oreiller de chair fraîche où l’on ne peu… Mais où la vie afflue et s’agite sans ce… Comme l’air dans le ciel et la mer dans… Léonard de Vinci, miroir profond et som…
Ma pauvre muse, hélas ! qu’as-tu donc ce… Tes yeux creux sont peuplés de visions n… Et je vois tour à tour réfléchis sur ton… La folie et l’horreur, froides et tacitu… Le succube verdâtre et le rose lutin
Ô muse de mon coeur, amante des palais, Auras-tu, quand Janvier lâchera ses Bor… Durant les noirs ennuis des neigeuses so… Un tison pour chauffer tes deux pieds vi… Ranimeras-tu donc tes épaules marbrées
Les cloîtres anciens sur leurs grandes m… Etalaient en tableaux la sainte Vérité, Dont l’effet réchauffant les pieuses ent… Tempérait la froideur de leur austérité. En ces temps où du Christ florissaient…
Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage… Traversé çà et là par de brillants solei… Le tonnerre et la pluie ont fait un tel… Qu’il reste en mon jardin bien peu de fr… Voilà que j’ai touché l’automne des idée…
Pour soulever un poids si lourd, Sisyphe, il faudrait ton courage ! Bien qu’on ait du coeur à l’ouvrage, L’Art est long et le Temps est court. Loin des sépultures célèbres,
J’ai longtemps habité sous de vastes por… Que les soleils marins teignaient de mil… Et que leurs grands piliers, droits et m… Rendaient pareils, le soir, aux grottes… Les houles, en roulant les images des ci…
La tribu prophétique aux prunelles arden… Hier s’est mise en route, emportant ses… Sur son dos, ou livrant à leurs fiers ap… Le trésor toujours prêt des mamelles pen… Les hommes vont à pied sous leurs armes…
Homme libre, toujours tu chériras la mer… La mer est ton miroir ; tu contemples to… Dans le déroulement infini de sa lame, Et ton esprit n’est pas un gouffre moins… Tu te plais à plonger au sein de ton ima…
Quand Don Juan descendit vers l’onde so… Et lorsqu’il eut donné son obole à Char… Un sombre mendiant, l’oeil fier comme A… D’un bras vengeur et fort saisit chaque… Montrant leurs seins pendants et leurs r…
Vous avez empoigné les cries de la Dées… Avec un tel poignet, qu’on vous eût pris… Et cet air de maîtrise et ce beau noncha… Pour un jeune ruffian terrassant sa maît… L’oeil clair et plein du feu de la préco…
En ces temps merveilleux où la Théologi… Fleurit avec le plus de sève et d’énergi… On raconte qu’un jour un docteur des plu… —Après avoir forcé les coeurs indifféren… Les avoir remués dans leurs profondeurs…
Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve… Et mon sein, où chacun s’est meurtri tou… Est fait pour inspirer au poète un amour Eternel et muet ainsi que la matière. Je trône dans l’azur comme un sphinx inc…
Ce ne seront jamais ces beautés de vigne… Produits avariés, nés d’un siècle vaurie… Ces pieds à brodequins, ces doigts à cas… Qui sauront satisfaire un coeur comme le… Je laisse à Gavarni, poète des chlorose…
Du temps que la Nature en sa verve puis… Concevait chaque jour des enfants monstr… J’eusse aimé vivre auprès d’une jeune gé… Comme aux pieds d’une reine un chat volu… J’eusse aimé voir son corps fleurir avec…
Contemplons ce trésor de grâces florenti… Dans l’ondulation de ce corps musculeux L’Elégance et la Force abondent, soeurs… Cette femme, morceau vraiment miraculeux… Divinement robuste, adorablement mince,
Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l… O Beauté ? ton regard, infernal et divi… Verse confusément le bienfait et le crim… Et l’on peut pour cela te comparer au vi… Tu contiens dans ton oeil le couchant et…
Quand, les deux yeux fermés, en un soir… Je respire l’odeur de ton sein chaleureu… Je vois se dérouler des rivages heureux Qu’éblouissent les feux d’un soleil mono… Une île paresseuse où la nature donne
Ô toison, moutonnant jusque sur l’encolu… Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloi… Extase ! Pour peupler ce soir l’alcôve… Des souvenirs dormant dans cette chevelu… Je la veux agiter dans l’air comme un mo…
Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne… Ô vase de tristesse, ô grande taciturne, Et t’aime d’autant plus, belle, que tu m… Et que tu me parais, ornement de mes nui… Plus ironiquement accumuler les lieues
Tu mettrais l’univers entier dans ta rue… Femme impure ! L’ennui rend ton âme cru… Pour exercer tes dents à ce jeu singulie… Il te faut chaque jour un coeur au râtel… Tes yeux, illuminés ainsi que des boutiq…
Bizarre déité, brune comme les nuits, Au parfum mélangé de musc et de havane, Oeuvre de quelque obi, le Faust de la s… Sorcière au flanc d’ébène, enfant des no… Je préfère au constance, à l’opium, au n…
Avec ses vêtements ondoyants et nacrés, Même quand elle marche on croirait qu’el… Comme ces longs serpents que les jongleu… Au bout de leurs bâtons agitent en caden… Comme le sable morne et l’azur des déser…
Que j’aime voir, chère indolente, De ton corps si beau, Comme une étoffe vacillante, Miroiter la peau ! Sur ta chevelure profonde
Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mo… Ce beau matin d’été si doux : Au détour d’un sentier une charogne infâ… Sur un lit semé de cailloux, Les jambes en l’air, comme une femme lub…
J’implore ta pitié, Toi, l’unique que j… Du fond du gouffre obscur où mon coeur e… C’est un univers morne à l’horizon plomb… Où nagent dans la nuit l’horreur et le b… Un soleil sans chaleur plane au-dessus s…
Toi qui, comme un coup de couteau, Dans mon coeur plaintif es entrée ; Toi qui, forte comme un troupeau De démons, vins, folle et parée, De mon esprit humilié
Une nuit que j’étais près d’une affreuse… Comme au long d’un cadavre un cadavre ét… Je me pris à songer près de ce corps ven… À la triste beauté dont mon désir se pri… Je me représentai sa majesté native,
Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse… Au fond d’un monument construit en marbr… Et lorsque tu n’auras pour alcôve et man… Qu’un caveau pluvieux et qu’une fosse cr… Quand la pierre, opprimant ta poitrine p…
Viens, mon beau chat, sur mon coeur amou… Retiens les griffes de ta patte, Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeu… Mêlés de métal et d’agate. Lorsque mes doigts caressent à loisir
Deux guerriers ont couru l’un sur l’autr… Ont éclaboussé l’air de lueurs et de san… Ces jeux, ces cliquetis du fer sont les… D’une jeunesse en proie à l’amour vagiss… Les glaives sont brisés ! comme notre je…
Mère des souvenirs, maîtresse des maître… Ô toi, tous mes plaisirs ! ô toi, tous m… Tu te rappelleras la beauté des caresses… La douceur du foyer et le charme des soi… Mère des souvenirs, maîtresse des maître…
Le soleil s’est couvert d’un crêpe. Com… Ô Lune de ma vie ! emmitoufle-toi d’ombr… Dors ou fume à ton gré ; sois muette, so… Et plonge tout entière au gouffre de l’… Je t’aime ainsi ! Pourtant, si tu veux…
Dans les caveaux d’insondable tristesse Où le Destin m’a déjà relégué ; Où jamais n’entre un rayon rose et gai ; Où, seul avec la Nuit, maussade hôtesse… Je suis comme un peintre qu’un Dieu moq…
Je te donne ces vers afin que si mon nom Aborde heureusement aux époques lointain… Et fait rêver un soir les cervelles huma… Vaisseau favorisé par un grand aquilon, Ta mémoire, pareille aux fables incertai…
« D’où vous vient, disiez-vous, cette tr… Montant comme la mer sur le roc noir et… —Quand notre coeur a fait une fois sa ve… Vivre est un mal. C’est un secret de to… Une douleur très simple et non mystérieu…
Le Démon, dans ma chambre haute Ce matin est venu me voir, Et, tâchant à me prendre en faute Me dit : « Je voudrais bien savoir Parmi toutes les belles choses
Que diras-tu ce soir, pauvre âme solitai… Que diras-tu, mon coeur, coeur autrefois… À la très belle, à la très bonne, à la t… Dont le regard divin t’a soudain refleur… —Nous mettrons notre orgueil à chanter s…
Ils marchent devant moi, ces Yeux plein… Qu’un Ange très savant a sans doute aim… Ils marchent, ces divins frères qui sont… Secouant dans mes yeux leurs feux diaman… Me sauvant de tout piège et de tout péch…
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l’… La honte, les remords, les sanglots, les… Et les vagues terreurs de ces affreuses… Qui compriment le coeur comme un papier… Ange plein de gaieté, connaissez-vous l’…
Une fois, une seule, aimable et douce fe… À mon bras votre bras poli S’appuya (sur le fond ténébreux de mon â… Ce souvenir n’est point pâli); II était tard ; ainsi qu’une médaille n…
Quand chez les débauchés l’aube blanche… Entre en société de l’Idéal rongeur, Par l’opération d’un mystère vengeur Dans la brute assoupie un ange se réveil… Des Cieux Spirituels l’inaccessible azu…
Voici venir les temps où vibrant sur sa… Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encen… Les sons et les parfums tournent dans l’… Valse mélancolique et langoureux vertige… Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encen…
II est de forts parfums pour qui toute… Est poreuse. On dirait qu’ils pénètrent… En ouvrant un coffret venu de l’Orient Dont la serrure grince et rechigne en cr… Ou dans une maison déserte quelque armoi…
Le vin sait revêtir le plus sordide boug… D’un luxe miraculeux, Et fait surgir plus d’un portique fabule… Dans l’or de sa vapeur rouge, Comme un soleil couchant dans un ciel né…
On dirait ton regard d’une vapeur couver… Ton oeil mystérieux (est-il bleu, gris o… Alternativement tendre, rêveur, cruel, Réfléchit l’indolence et la pâleur du ci… Tu rappelles ces jours blancs, tièdes et…
Dans ma cervelle se promène, Ainsi qu’en son appartement, Un beau chat, fort, doux et charmant. Quand il miaule, on l’entend à peine, Tant son timbre est tendre et discret ;
Je veux te raconter, ô molle enchanteres… Les diverses beautés qui parent ta jeune… Je veux te peindre ta beauté, Où l’enfance s’allie à la maturité. Quand tu vas balayant l’air de ta jupe l…
Mon enfant, ma soeur, Songe à la douceur D’aller là-bas vivre ensemble ! Aimer à loisir, Aimer et mourir
Pouvons-nous étouffer le vieux, le long… Qui vit, s’agite et se tortille Et se nourrit de nous comme le ver des m… Comme du chêne la chenille ? Pouvons-nous étouffer l’implacable Remo…
Vous êtes un beau ciel d’automne, clair… Mais la tristesse en moi monte comme la… Et laisse, en refluant, sur ma lèvre mor… Le souvenir cuisant de son limon amer. —Ta main se glisse en vain sur mon sein…
Bientôt nous plongerons dans les froides… Adieu, vive clarté de nos étés trop cour… J’entends déjà tomber avec des chocs fun… Le bois retentissant sur le pavé des cou… Tout l’hiver va rentrer dans mon être :…
Ex-voto dans le goût espagnol Je veux bâtir pour toi, Madone, ma maît… Un autel souterrain au fond de ma détres… Et creuser dans le coin le plus noir de… Loin du désir mondain et du regard moque…