Je respire où tu palpites, Tu sais ; à quoi bon, hélas ! Rester là si tu me quittes, Et vivre si tu t’en vas ? A quoi bon vivre, étant l’ombre
#ÉcrivainsFrançais
Il est terrible le petit bruit de l’œuf dur cassé sur un… il est terrible ce bruit quand il remue dans la mémoire de l’homm… elle est terrible aussi la tête de l’hom…
Quand nous habitions tous ensemble Sur nos collines d’autrefois, Où l’eau court, où le buisson tremble, Dans la maison qui touche aux bois, Elle avait DIX ans, et moi trente ;
Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni s… Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand i… Ouvrir ses bras son ombre est celle d’un… Et quand il croit serrer son bonheur il… Sa vie est un étrange et douloureux divo…
L’enfance dans le lointain de la jeunesse l’adolescent la méprise et ne veut pas l… ce n’est plus moi dit-il c’est un petit qui ne sait pas ce qu’il…
Oh la terrible et surprenante odeur de v… meurt c’est l’été et pourtant les feuill… Edmond chef de famille chef de bureau c’… dans son pavillon de chef-lieu de canton… Il faut laver son linge sale en famille…
Dans ma maison vous viendrez D’ailleurs ce n’est pas ma maison Je ne sais pas à qui elle est Je suis entré comme ça un jour Il n’y avait personne
Cette nuit-là je regardais la lune Oui j’étais à ma fenêtre et je la regardais et puis j’ai quitté ma fenêtre je me suis déshabillée
Le grand monde est mort sans doute. C’e… Mais qu’il fait bon, mon Dieu, dans la… La cheminée emplie de charbons rougeoyan… Colore le plafond d’un reflet somnolent, Et l’on n’entend que l’eau qui bout à pe…
Que ce soit dimanche ou lundi Soir ou matin minuit midi Dans l’enfer ou le paradis Les amours aux amours ressemblent C’était hier que je t’ai dit
Il n’avait peur de personne Il n’avait peur de rien Mais un matin un beau matin Il croit voir quelque chose Mais il dit
Il existe près des écluses Un bas quartier de bohémiens Dont la belle jeunesse s’use À démêler le tien du mien En bande on s’y rend en voiture,
Je suis allé au marché aux oiseaux Et j’ai acheté des oiseaux Pour toi mon amour Je suis allé au marché aux fleurs
Ami, vous revenez d’un de ces longs voya… Qui nous font vieillir vite, et nous cha… Au sortir du berceau. De tous les océans votre course a vu l’o… Hélas ! et vous feriez une ceinture au m…
La nuit n’est jamais complète Il y a toujours puisque je le dis Puisque je l’affirme Au bout du chagrin une fenêtre ouverte Une fenêtre éclairée
Tout regard se perd, tant la brume est n… Il ne fut jamais plus aveugle nuit : Au sein du néant je pourrais me croire, Si je n’entendais un immense bruit. Cette voix, ô mer ! C’est ta voix qui t…
Il ne faut pas laisser les intellectuels… allumettes Parce que Messieurs quand on le laisse… Le monde mental Messssieurs N’est pas du tout brillant
Le petit homme qui chantait sans cesse le petit homme qui dansait dans ma tête le petit homme de la jeunesse a cassé son lacet de soulier et toutes les baraques de la fête
Un cheval s’écroule au milieu d’une allé… Les feuilles tombent sur lui Notre amour frissonne Et le soleil aussi.
Oh ! vous dont le travail est joie, Vous qui n’avez pas d’autre proie Que les parfums, souffles du ciel, Vous qui fuyez quand vient décembre, Vous qui dérobez aux fleurs l’ambre
Devant la porte de l’usine le travailleur soudain s’arrête le beau temps l’a tiré par la veste et comme il se retourne et regarde le soleil
Oui, femmes, quoi qu’on puisse dire, Vous avez le fatal pouvoir De nous jeter par un sourire Dans l’ivresse ou le désespoir. Oui, deux mots, le silence même,
Le compère Thomas et son ami Lubin Allaient à pied tous deux à la ville pro… Thomas trouve sur son chemin Une bourse de louis pleine ; Il l’empoche aussitôt. Lubin, d’un air…
J’ai mis mon képi dans la cage et je suis sorti avec l’oiseau sur la tê… Alors on ne salue plus a demandé le commandant
Où vas-tu beau geôlier Avec cette clé tachée de sang Je vais délivrer celle que j’aime S’il en est encore temps Et que j’ai enfermée
Sur une assiette bien ronde en porcelain… une pomme pose Face à face avec elle un peintre de la réalité essaie vainement de peindre
Dans un square sur un banc Il y a un homme qui vous appelle quand o… Il a des binocles un vieux costume gris Il fume un petit ninas il eet assis Et il vous appelle quand on passe
Moi je joue du piano disait l’un moi je joue du violon disait l’autre moi de la harpe moi du banjo
Nos cheminées sont vides nos poches retournées ohé ohé ohé nos cheminées sont vides nos souliers sont percés
L’amour fut de tout temps un bien rude… Si l’on ne veut pas être à la porte flan… Dès qu’on aime une belle, on s’observe,… On met le naturel de côté ; bête brute, On se fait ange ; on est le nain Microm…
L’aube est moins claire, l’air moins cha… Le soir brumeux ternit les astres de l’a… Les longs jours sont passés ; les mois c… Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunis… Comme le temps s’en va d’un pas précipit…
Tandis que les crachats rouges de la mit… Sifflent tout le jour par l’infini du ci… Qu’écarlates ou verts, près du Roi qui… Croulent les bataillons en masse dans le… Tandis qu’une folie épouvantable broie
#LesPoètesMaudits #XIXeSiècle #ÉcrivainsFrançais
A la grande nuit au petit jour au grand… Voilà ce qu’il lui chantait Son cœur à elle lui battait froid Je voudrais que tu n’aimes que moi Il lui disait qu’il était fou d’elle
Ce toit tranquille, où marchent des colo… Entre les pins palpite, entre les tombes… Midi le juste y compose de feux La mer, la mer, toujours recommencée Ô récompense après une pensée
Mon arbre. Sous le mûrier platane, en été, doux asi… Où l’ombre bienfaisante apaise notre exi… Son feuillage éployé offre un toit prote… Un havre rafraîchissant aux heures de ch…
Assise, la fileuse au bleu de la croisée Où le jardin mélodieux se dodeline ; Le rouet ancien qui ronfle l’a grisée. Lasse, ayant bu l’azur, de filer la câli… Chevelure, à ses doigts si faibles évasi…
Je n’aime plus la rue Saint-Martin Depuis qu’André Platard l’a quittée. Je n’aime plus la rue
#XXeSiècle #ÉcrivainsFrançais
C’est souvent du hasard que naît l’opini… Et c’est l’opinion qui fait toujours la… Je pourrais fonder ce prologue Sur gens de tous états : tout est préven… Cabale, entêtement ; point ou peu de jus…
Un homme entre chez une fleuriste et choisit des fleurs la fleuriste enveloppe les fleurs l’homme met la main à sa poche pour chercher l’argent
Moi aussi comme les peintres j’ai mes modèles Un jour et c’est déjà hier
Le toit s’ég… ANDRÉ CHÉNIER. Lorsque l’enfant paraît, le cercle de fa… Applaudit à grands cris. Son doux regard qui brille
Il dissipe le jour, Il montre aux hommes les images déliées… Il enlève aux hommes la possibilité de s… Il est dur comme la pierre, La pierre informe,
Chanson d’automne. Déjà plus d’une feuille sèche Parsème les gazons jaunis ; Soir et matin, la brise est fraîche, Hélas ! les beaux jours sont finis !
Jamais d’autre que toi en dépit des étoi… En dépit des mutilations d’arbre à la to… Jamais d’autre que toi ne poursuivra son… Plus tu t’éloignes et plus ton ombre s’a… Jamais d’autre que toi ne saluera la mer…
Une tempête Approchait, et je vis, en relevant la tê… Un grand nuage obscur posé sur l’horizon… Aucun tonnerre encor ne grondait ; le ga… Frissonnait près de moi ; les branches t…
Ceux qui disent : Cré Nom, ceux qui dis… Soldats, marins, débris d’Empire, retra… Sont nuls, très nuls, devant les Soldat… Qui tailladent l’azur frontière à grands… Pipe aux dents, lame en main, profonds,…
Eternité Quatre-vingts cinq ans Ne semblent pas très grand chose Lorsqu’on l’a déjà Quatre-vingts cinq ans
LUI.– Ta poitrine sur ma poitrine, Hein ? nous irions, Ayant de l’air plein la narine, Aux frais rayons Du bon matin bleu, qui vous baigne
De sa grâce redoutable Voilant à peine l’éclat, Un ange met sur ma table Le pain tendre, le lait plat ; Il me fait de la paupière
Ma femme à la chevelure de feu de bois Aux pensées d’éclairs de chaleur A la taille de sablier Ma femme à la taille de loutre entre les… Ma femme à la bouche de cocarde et de bo…
#Surréalisme #ÉcrivainsFrançais
L’araignée à moustaches n’est pas Napoléon III Qui s’ennuie quand il a froid.
Parfois, lorsque tout dort, je m’assieds… Sous le dôme étoilé qui sur nos fronts f… J’écoute si d’en haut il tombe quelque b… Et l’heure vainement me frappe de son ai… Quand je contemple, ému, cette fête éter…
Cependant que la cloche éveille sa voix… À l’air pur et limpide et profond du mat… Et passe sur l’enfant qui jette pour lui… Un Angelus parmi la lavande et le thym, Le sonneur effleuré par l’oiseau qu’il é…
Braves gens écoutez ma complainte écoutez l’histoire de ma vie c’est un orphelin qui vous parle qui vous raconte ses petits ennuis hue donc...
Puisque l’aube grandit, puisque voici l’… Puisque, après m’avoir fui longtemps, l’… Revoler devers moi qui l’appelle et l’im… Puisque tout ce bonheur veut bien être l… C’en est fait à présent des funestes pen…
Il dit non avec la tête mais il dit oui avec le cœur il dit oui à ce qu’il aime il dit non au professeur il est debout
Au détour du sentier dans la montagne La carcasse du mulet mort l’autre année Sous la charge trop lourde qu’il portait Achève de blanchir sous le soleil de plo… Le parfum du thym et le bourdonnement de…
Des draps blancs dans une armoire Des draps rouges dans un lit Un enfant dans sa mère Sa mère dans les douleurs Le père dans le couloir
Ah ! Jeannot je chante, je chante Pour t’avoir le même demain Car la vie a l’air trop méchante Sans la caresse de ta main.