"Dernière Gerbe (Posthume, 1902)"
#ÉcrivainsFrançais
Cathédrale monstre ! Bâtie Contre le droit et le devoir ! Plan incliné. La sacristie, Glissante, devient l’abattoir. Ici les cierges, là les torches.
Dans l’alcôve sombre, Près d’un humble autel, L’enfant dort à l’ombre Du lit maternel. Tandis qu’il repose,
L’art, c’est la gloire et la joie. Dans la tempête il flamboie ; Il éclaire le ciel bleu. L’art, splendeur universelle, Au front du peuple étincelle,
II. Tout était d’accord dans les plaines, Tout était d’accord dans les bois Avec la douceur des haleines, Avec le mystère des voix.
Hier, la nuit d’été, qui nous prêtait se… Etait digne de toi, tant elle avait d’ét… Tant son calme était frais ! tant son so… Tant elle éteignait bien ses rumeurs apa… Tant elle répandait d’amoureuses rosées
Qu’il erre sans repos, courbé dès sa jeu… En des sables sans borne où le soleil re… Sitôt qu’il aura lui ! Comme un noir meurtrier qui fuit dans la… S’il marche, que sans cesse il entende d…
Tout enfant, tu dormais près de moi, ros… Comme un petit Jésus assoupi dans sa cr… Ton pur sommeil était si calme et si cha… Que tu n’entendais pas l’oiseau chanter… Moi, pensif, j’aspirais toute la douceur…
Quel beau lieu ! Là le cèdre avec l’orm… L’âne est Iyrique et semble avoir vu Do… Le tigre en cage a l’air d’un roi dans s… Les pachydermes sont effroyablement laid… Et puis c’est littéraire, on rêve à des…
Je respire où tu palpites, Tu sais ; à quoi bon, hélas ! Rester là si tu me quittes, Et vivre si tu t’en vas ? A quoi bon vivre, étant l’ombre
Espère, enfant ! demain ! et puis demain… Et puis toujours demain ! croyons dans l… Espère ! et chaque fois que se lève l’au… Soyons là pour prier comme Dieu pour bé… Nos fautes, mon pauvre ange, ont causé n…
Quand avec celle qu’on enlève, Joyeux, on s’est enfui si loin, Si haut, qu’au-dessus de son rêve On n’a plus que Dieu, doux témoin ; Quand, sous un dais de fleurs sans nombr…
C’est la nuit ; la nuit noire, assoupie… L’ombre immense élargit ses ailes sur le… Dans vos joyeux palais gardés par le can… Dans vos lits de velours, de damas, de l… Sous vos chauds couvre-pieds de martres…
Quand cette noble femme eut touché la fr… Proscrite et fugitive, hélas ! mais rein… Emportant son grand coeur, sa tristesse… Et ses enfants, tout son trésor, À ce port de l’exil la voyant arrivée,
Le lion dort, seul sous sa voûte. Il dort de ce puissant sommeil De la sieste, auquel s’ajoute, Comme un poids sombre, le soleil. Les déserts, qui de loin écoutent,
Ô France, quoique tu sommeilles, Nous t’appelons, nous les proscrits ! Les ténèbres ont des oreilles, Et les profondeurs ont des cris. Le despotisme âpre et sans gloire